Mausolee de Rabbi Haim Pinto
Sous l'égide de Rabbi David Hanania Pinto Chelita, petit fils du saint et vénéré Rabbi Haïm Pinto Zatsal




PARACHAT VAYIKRA : 8eme Partie

 

 QUELQUES REMARQUES

 

 

L’élévation par le mérite de l’humilité et la sainteté de l’alimentation

 

Dans le verset « Voici la Torah [règle] de l’holocauste ... c’est l’holocauste qui se consume sur le brasier de l’autel » (Lévitique 6, 2), le mot brasier (mokdah) est écrit avec un petit mem. Pourquoi ?

Cela vient nous enseigner que l’essentiel de l’étude de la Torah s’acquiert par l’humilité, l’effacement et l’abaissement (se faire petit), comme l’ont écrit les Sages à de nombreuses reprises (Avoth 6, 4, Ta’anith 7a, Nédarim 55a, Bemidbar Rabah 19, 26). En effet la Torah s’acquiert spécifiquement par l’humilité, comme on le constate chez Moïse, qui bien qu’il soit monté au ciel est malgré tout resté le plus humble de tous les hommes (Nombres 12, 3). Il a eu beau régner sur Israël pendant quarante ans (Tan’houma Chemoth 7), il est resté humble et la Torah était en lui. Or l’holocauste évoque l’humilité, car c’est par l’humilité qu’on s’élève. On peut également signaler que dans ces parachioth la Torah parle des sacrifices propres à la consommation, et aussi des aliments interdits (Lévitique 11). Dans la parachat Vayikra, il est également écrit : « Vous ne mangerez ni graisse interdite ni sang ». Car le sang est une allusion aux désirs et à l’orgueil (Zohar I, 138a), et les aliments permis font allusion à l’humilité. En outre, l’aliment permis évoque la réparation de l’atteinte à l’alliance de la circoncision. Quand l’homme mange cacher, cela a une influence sur lui, et chez une femme enceinte ce qu’elle mange a aussi une influence sur l’embryon (Yoma 82b) et, si elle ne fait pas attention, risque d’être cause de ce qu’il quitte un jour le droit chemin. Le bébé se nourrit de ce que mange sa mère, quand il naît, il est attaché à sa mère, dont lui provient toute sa subsistance. C’est cela l’holocauste sur le brasier sur l’autel, car la nourriture cacher fait allusion à l’humilité (le petit mem), et par cet holocauste (OLaH) on peut s’élever (OLeH).

 

L’influence du tsadik sur le monde entier

 

Il est écrit : « Moïse prit l’huile d’onction, oignit le Temple et tout son contenu et les sanctifia, en aspergea sept fois l’autel, oignit ensuite l’autel et tous ses ustensiles, la cuve et son support, pour les sanctifier » (Lévitique 8, 10-11).

Nous pouvons voir dans ce passage une allusion à l’influence exercée par le juste, car celui-ci sanctifie l’homme qui subit son influence par un effacement de soi total, et sa seule influence suffit à le sanctifier pour tous les jours de sa vie. C’est cela « sept fois », allusion aux soixante-dix ans de la vie humaine, ainsi qu’il est écrit : « La durée de notre vie est de soixante-dix ans » (Psaumes 90, 10). Et l’huile (CHeMeN) évoque l’influence exercée par le juste sur les âmes (NeCHaMoth) de chaque génération qui se trouvent à l’intérieur du Temple, qui est le corps, comme dans le verset : « Faites-moi un Temple et je résiderai à l’intérieur d’eux » (Exode 25, 5).

Comment l’homme peut-il recevoir du juste de bonnes influences et de bonnes habitudes ? Uniquement au moyen de l’huile (CHeMeN), c’est-à-dire le nombre huit (CHeMoNé), qui représente ce qui est au-dessus de la nature, et on parvient à ce niveau en s’abaissant. Mais le mot CheMeN (huile) peut aussi être lu CHaMeN (gras). Dans le service de Dieu, il ne faut pas être lourd comme dans « Yéchouroun a engraissé (yiCHMaN) et regimbe » (Deutéronome 32, 15), mais au contraire être semblable à l’huile pour faire entièrement la volonté de Dieu, entre autres en veillant à ne consommer que des aliments saints et purs. C’est ainsi que l’on se rapproche de Dieu, et c’est la seule façon.

 

 

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