PARACHAT EMOR : 9eme Partie Quelques remarques Dis et tu diras - les actes des pères
sont un signe pour les enfants...
[Explication du rapport entre les parachioth
Kedochim, Emor, Béhar et Bé’houkotaï]
Sur le verset : « Dis aux cohanim
et tu leur diras » (Lévitique
21, 1), Rachi explique au nom des Sages
: c’est pour mettre en garde les grands
à propos des petits (Yébamoth
114a). En quoi consiste cette mise en garde
? On sait que les benei Israël reçoivent
des directives des cohanim, qui les influencent
aussi en ce qu’ils offrent leurs sacrifices
et prient pour eux le jour de Kippour afin
qu’ils obtiennent le pardon du Saint béni
soit-Il. C’est pourquoi la Torah les a mis
en garde contre le fait de se rendre impurs
au contact d’un mort (Lévitique Ibid.),
car c’est d’eux que vient l’abondance de
la bénédiction pour les benei
Israël. De plus, si les cohanim sont
attentifs dans leur service de Dieu, eux
qui sont si grands, ce sera une leçon
pour les benei Israël, qui sont petits.
Il est dit : « Les lèvres du
cohen gardent la connaissance, et on demandera
la Torah de sa bouche, car il est un ange
du Dieu des armées » (Malachie
2, 7). La Guemara explique : Si le Rav est
semblable à un ange, on demandera
la Torah de sa bouche (Moed Katan 17a, ‘Haguigah
15b), car les petits écoutent les
paroles de Torah des grands qui ont de l’influence
sur eux.
Cela permet de comprendre le lien entre
la parachat Kedochim et la parachat Emor.
Ce n’est que lorsque le grand est saint
et préserve la pureté des
yeux et la pureté familiale que les
petits demanderont la Torah de sa bouche,
alors ses paroles feront de l’effet sur
les petits. Et c’est aussi le lien avec
la parachat Béhar : si le grand veut
que ses paroles soient entendues par les
petits et pénètrent dans leur
cœur, il doit imiter le mont Sinaï,
qui malgré sa grandeur, s’est conduit
avec humilité, et a dit : «
Qui suis-je pour que Dieu donne la Torah
sur moi ? » (Béréchith
Rabah 99, 1, Bemidbar Rabah 13, 5). Qu’ils
se conduisent donc avec une grande humilité.
Et c’est enfin le lien avec la parachat
Be’houkotaï. Sur le verset : «
Si vous marchez dans mes décrets
» (Lévitique 26, 3), les Sages
ont dit que cela désignait l’effort
dans l’étude de la Torah (Torath
Cohanim Ibid.), le véritable labeur
de la Torah étant que l’homme étudie
dans la sainteté (Kedochim) avec
humilité (Béhar), et alors
les choses qui sortent de son cœur rentrent
dans le cœur des petits, qui en tiendront
compte.
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