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LE JUSTE VIVRA
PAR SA FOI
(par
Rabbi David Hanania Pinto Chelita)
L’histoire de Bilam
en général, et le dialogue
entre Bilam le méchant et son
ânesse en particulier, appellent
des explications. Comment l’ânesse
a-t-elle vu l’ange qui se tenait sur
le chemin, alors que Bilam ne l’a pas
vu jusqu’à ce que D. lui ouvre
les yeux ? N’est-il pas dit (Bemidbar
24, 16) « Celui qui entend les
paroles de D., et connaît la pensée
du Très-Haut, perçoit
la vision de Cha-daï » ?
Là-dessus, la Guemara (Berakhot
7a) demande : « Est-il possible
qu’il n’ait pas connu la pensée
de sa bête, alors qu’il connaissait
la pensée de D. ? » D’ailleurs,
nous devons expliquer pourquoi Hachem
n’a pas ouvert la bouche de l’ânesse
avant que Bilam ait la jambe froissée
contre le mur et que l’ânesse
se couche sous lui, l’irritant jusqu’à
ce qu’il veuille la tuer. Quelle en
est la raison ?
On peut l’expliquer
d’après ce qu’ont dit les Sages
(‘Haguiga 12a) : « La lumière
que le Saint béni soit-Il a créée
le premier jour permettait à
l’homme de voir d’un bout du monde à
l’autre. Quand Hachem a vu la génération
du déluge et la génération
de la dispersion, Il l’a cachée.
Pour qui l’a-t-Il cachée ? Pour
les tsaddikim. » Si les hommes
n’avaient pas fauté, il aurait
été juste qu’ils voient
d’un bout du monde à l’autre,
par la grande lumière que Hachem
avait créée au début
de la Création. Et comme il était
clair pour Lui qu’ils allaient commettre
de mauvaises actions, Il a caché
la lumière uniquement pour les
tsaddikim, c’est pourquoi ils peuvent
voir d’un bout du monde à l’autre.
De qui la lumière a-t-elle été
cachée ? Uniquement des méchants,
parce qu’ils pèchent et ne sont
pas dignes de l’utiliser.
Par conséquent
l’ânesse voyait l’ange, mais Bilam
ne le voyait pas, car il était
méchant et se comportait mal.
Mais comme l’ânesse n’avait pas
de mauvais penchant, la lumière
originelle n’avait pas été
cachée d’elle, et elle voyait
ce qu’aucune créature ne peut
voir à l’exception des tsaddikim.
De plus, comme Bilam
n’avait aucune foi, même quand
il a vu, il ne savait pas ce qu’il voyait,
et n’a pas fait attention à ce
qu’il voyait. Comme l’ont dit les Sages
(Zeva’him 116a) : « Au moment
où la Torah a été
donnée avec du tonnerre et des
éclairs, tous les peuples se
sont rassemblés autour de Bilam,
et lui ont dit : Qu’est-ce que c’est
que ces voix ? Bilam leur a répondu
: La Torah qui a été cachée
chez le Saint béni soit-Il pendant
de nombreuses générations
descend du Ciel et elle est donnée
aux bnei Israël, qui sont le peuple
de Hachem. » Par conséquent,
bien que Bilam ait vu la gloire d’Israël,
et savait que c’était le peuple
de D., pour qui le monde avait été
créé, il n’est pas allé
se joindre à eux. S’il ne prêtait
pas attention à sa vision naturelle,
à plus forte raison ne pouvait-il
pas voir des choses que tout le monde
ne peut pas voir. De plus, même
ensuite, quand il a vu l’ange, et que
l’ange a voulu le faire revenir sur
ses pas, il n’est pas retourné.
Sans compter que même après
sa mort, il n’a pas changé d’avis,
et nous savons que quand Onkelos le
converti l’a fait monter par sorcellerie,
et lui a demandé ce qu’il pensait
d’Israël, il a répondu :
« Ne recherche pas leur paix ni
leur bien à jamais » (Guittin
57a).
Les Sages ont dit
(Chir HaChirim Zouta 1, 15) : il y a
des méchants qui sont sages à
leurs propres yeux, qui connaissent
le soleil, la lune et les constellations,
et qui sont savants sur ce que Hachem
a fait dans le ciel, mais qui ne savent
pas reconnaître Celui Qui les
a créés. Bilam en fait
lui aussi partie. Il leur ressemble,
et bien qu’il ait connu la pensée
du Très-Haut, il ne s’est pas
repenti et n’a pas pris sur lui le joug
de la Torah. Ce méchant est même
allé jusqu’à donner un
mauvais conseil à Balak et à
faire fauter les bnei Israël, et
il ne s’est pas passé très
longtemps avant que vingt-quatre mille
hommes d’Israël ne trouvent la
mort.
L’exemple
des chutes du Niagara
C’est un principe
que tout homme qui n’a pas de foi, même
s’il voit, il ne voit pas, et c’est
ce qui est arrivé à Bilam.
Jusqu’à aujourd’hui, les sots
parmi les nations voient de leurs yeux,
regardent les merveilles de la nature
et ne voient pas que le Saint béni
soit-Il a créé ces merveilles.
Ils croient qu’elles se sont créées
toutes seules.
Peut-il venir à
l’esprit que les chutes du Niagara,
au Canada, qui sont une des merveilles
de la nature, se soient créées
elles-mêmes ? Evidemment pas !
Mais ceux-là, comme ils ne veulent
pas voir la vérité, bien
qu’ils voient les chutes, ne voient
pas la vérité. De plus,
chaque jour le Saint béni soit-Il
fait à l’homme des miracles dont
il ne s’aperçoit pas (voir Ramban
Chemot 13, 16). L’homme les voit, et
ne voient pas Hachem qui Se trouve derrière
tous ces miracles.
Quand D. voit que
l’homme n’a pas de foi et ne perçoit
rien, Il lui ouvre les yeux. De quelle
façon ? En lui envoyant des épreuves,
qui poussent son âme à
s’éveiller au repentir. Rabbeinou
Yona écrit dans Cha’arei Techouva
(2, 2) : « Quand l’homme rencontre
des épreuves, il doit réfléchir
et se dire que ce ne sont que ses propres
actions qui lui ont amené cela,
et il doit revenir à Hachem Qui
prendra pitié de lui. »
C’est pourquoi Hachem
a envoyé des épreuves
à Bilam. Sa jambe a été
froissée contre le mur, et il
a beaucoup souffert jusqu’à ce
que l’ânesse ouvre la bouche pour
qu’il réfléchisse au fait
que ces malheurs lui venaient de ce
qu’il allait maudire Israël. Comme
il était très mauvais,
il n’y a prêté aucune attention
et a poursuivi sa route. Qu’est-ce qu’il
lui est arrivé en fin de compte
(Bemidbar 31, 8) : « Ils tuèrent
Bilam ben Beor par l’épée.
» Quand l’ont-ils tué ?
Quand il est venu demander la récompense
du conseil qu’il avait donné,
en ajoutant de la méchanceté
à sa méchanceté,
comme l’ont expliqué les Sages
(Sanhédrin 106a). Il est allé
demander la récompense des vingt-quatre
mille juifs qui étaient tombés.
De façon générale,
quiconque n’a aucune foi ne peut rien
voir de ses yeux. Bilam le méchant,
parce qu’il ne croyait pas en Hachem,
n’a pas vu, mais les tsaddikim, parce
qu’ils croient en Hachem, ainsi qu’il
est dit (‘Habakouk 2, 4) « Le
tsadik vivra de sa foi », voient
de leurs yeux d’un bout du monde à
l’autre. Nous savons que les yeux des
tsaddikim voient tout ce qui se produira
dans le monde, et ils ont souvent sauvé
des gens de la mort, parce qu’ils ne
se sont pas rendu impurs par la faute
et ont cru en D., si bien qu’on leur
a donné le droit d’utiliser la
grande lumière qui a été
créée au début
de la Création.
GARDE TA LANGUE
Hachem
l’a en horreur
Tout ce que nous
avons écrit sur l’interdiction
de la médisance, c’est même
si c’est totalement vrai, qu’il n’y
a pas la moindre trace de mensonge.
Inutile de dire que si deux personnes
s’aimaient au début et qu’on
aille raconter des médisances
de l’une sur l’autre, cela s’appelle
être un méchant, et c’est
en horreur à Hachem. Mais même
si sans cela ils se détestaient,
et que l’un entend dire du mal de l’autre
et va le raconter, c’est de la médisance.
(‘Hafets ‘Haïm)
SUJET D’ACTUALITE
LE JEUNE DU
17 TAMOUZ
Cinq choses mauvaises
sont arrivées le 17 Tamouz :
les premières Tables de la loi
ont été brisées
; l’holocauste quotidien a été
aboli ; la ville a été
envahie ; Apostemos le méchant
a brûlé la Torah ; une
idole a été placée
dans le « heikhal ».
Les
Tables ont été brisées
Le 7 Sivan, après
le don de la Torah, Moché est
de nouveau monté au mont Sinaï
(dont tout le peuple n’avait pas encore
le droit de s’approcher, mise en garde
qui avait été donnée
avant le don de la Torah), pour apprendre
de D. les principes, les détails
et les moindres précisions de
la Torah, et pour recevoir les Tables
de la loi.
Quand Moché
est monté au Ciel, il a dit aux
bnei Israël : Au bout de quarante
jours, au début de six heures
du jour, je viendrai et je vous apporterai
avec moi la Torah. Ils ont cru que le
jour où il était monté
faisait partie du compte, et il leur
avait dit quarante jours entiers, le
jour plus la nuit qui précède.
Or le jour où il était
monté, la nuit n’en faisait pas
partie, puisqu’il est monté le
sept Sivan, donc le quarantième
jour était le 17 Tamouz.
Le 16, le Satan est
venu amener le trouble dans le monde,
et il a montré une figure d’obscurité
et de brouillard, une nuée où
tout était flou, en disant, Moché
est certainement mort, puisque six heures
sont déjà écoulées
et qu’il n’est pas revenu.
Le Satan leur a dit
: « Votre maître Moché,
où est-il ? » Ils ont répondu
: « Il est monté au Ciel.
» Il leur a dit : « Il est
en retard ! » et ils ne lui ont
pas prêté attention. «
Il est mort ! » et ils ne lui
ont pas prêté attention.
Il leur a montré l’image de son
cercueil. Ils sont venus trouver Aharon
dans la confusion et le bouleversement,
et lui ont dit : « Fais-nous un
dieu ! »
Le lendemain, Moché
est descendu de la montagne, et quand
le Saint béni soit-Il lui a donné
les Tables de la loi, elles se portaient
elles-mêmes ; quand il est descendu,
s’est approché du camp et a vu
le Veau d’Or, les lettres se sont envolées
et les Tables sont devenues lourdes
dans les mains de Moché. Immédiatement,
« Moche se fâcha et il les
lança de ses mains. »
De même dans
la destruction du Temple, la ville a
été investie le 9 Tamouz.
Mais comme il ne faut pas trop peser
sur le public, on n’a pas fixé
deux jours de jeûne à proximité
l’un de l’autre, on a donc fixé
le 17 Tamouz, parce que la destruction
du Deuxième Temple est encore
plus grave pour nous.
L’holocauste
quotidien a été aboli
Au moment de la destruction
du Premier Temple, le 9 Tamouz, il a
été fait une brèche
dans la muraille de Jérusalem,
et les ennemis ont envahi la ville et
fait régner la destruction, mais
ils n’ont pas pu rentrer dans le Temple,
car les cohanim s’y étaient enfermés
et ont maintenu le culte jusqu’au 7
Av. Mais à partir du 13 Tamouz,
il leur a manqué des agneaux
pour offrir l’holocauste quotidien,
car il y avait toujours eu dans la «
azara » des agneaux exempts de
tout défaut pour les sacrifices
de quatre jours. A partir du 13 Tamouz,
ils ont acheté la complicité
des troupes qui les assiégeaient
de l’extérieur, ils leur faisaient
passer de l’argent et de l’or, et eux
leur faisaient monter des agneaux. Ils
ont fait cela jusqu’au 17 Tamouz.
La
ville a été envahie
Cela concerne la
destruction du Deuxième Temple.
Les remparts de Jérusalem ont
été forcés le 17
Tamouz, et Titus et son armée
ont envahi la ville. Alors que pour
la destruction du Premier Temple, à
l’époque du roi Tsidkiyahou,
il est écrit (Yirmiyah 52) :
« Le quatrième mois, le
neuf du mois, la faim se fit forte dans
la ville, et le peuple n’avait pas de
pain. La ville fut ouverte par une brèche,
et tous les gens de guerre s’enfuirent
et sortirent de la ville pendant la
nuit. »
Le Yérouchalmi
dit que même pour la destruction
du Premier Temple, la ville a été
envahie le 17 Tamouz, mais à
cause des terribles malheurs qu’il y
a eu à ce moment-là, le
compte exact des jours a été
perdu et ils ont cru qu’on était
le 9 Tamouz.
Bien que le Saint
béni soit-Il ait su et que le
prophète ait su, Il a écrit
par la main du prophète Yirmiyahou
le 9 du mois, comme le croyait le peuple,
pour montrer que pour ainsi dire, Il
était avec eux dans la peine,
et pour ainsi dire, même s’ils
s’étaient trompés dans
leurs calculs, ce que la bouche ne peut
pas dire ni l’oreille entendre.
Apostemos
a brûlé la Torah
On ne connaît
pas les détails de cet événement,
qui est évoqué dans la
Michna, à partir de sources premières.
Le Yérouchalmi dit simplement
: « Où l’a-t-il brûlée
? Rav A’ha dit : Dans les souterrains
de Lod. Et les rabbanim disent : dans
les souterrains de Terlossa. »
Les A’haronim supposent
que cet événement se rattache
à la période du gouverneur
romain Komanos. Cela s’est passé
quelque seize ans avant la grande révolte
contre les Romains. A cette époque-là,
les forces du gouverneur harcelaient
les juifs et ce qui leur était
sacré, et il y avait de grandes
émeutes qui s’apaisaient ensuite.
Voici ce que raconte Flavius Josèphe
sur cette époque-là :
« Après
ce soulèvement (une dizaine de
milliers de personnes avaient été
tuées sur le mont du Temple à
cause d’un trouble qui avait été
provoqué par les Romains), un
nouveau trouble se produisit à
cause d’un acte de brigandage, car sur
la grand-route auprès de Beit
‘Horon, des brigands avaient attaqué
la suite de Stéphanus, l’un des
serviteurs de l’empereur, et l’avaient
complètement pillée. Komanus
avait envoyé des gens de son
armée dans les villages voisins
de l’endroit du brigandage, et ordonné
d’arrêter les habitants et de
les lui amener, car il trouvait en eux
la faute de ne pas avoir poursuivi les
brigands pour les attraper. L’un des
soldats avait pris un rouleau de la
sainte Torah dans l’un des villages,
et l’avait déchiré et
jeté au feu. De toutes parts,
les juifs s’étaient insurgés
comme s’ils avaient vu tout leur pays
livré aux flammes. A cette nouvelle,
tout le monde a été animé
d’un esprit de grande passion pour ce
qui leur était sacré,
et comme une flèche qui jaillit
de l’arc, ils ont couru à Césarée
pour voir Komanos, afin qu’il n’hésite
pas à exercer sa vengeance contre
un homme qui avait insulté leur
D. et leur Torah sans réserve.
Le gouverneur comprit que l’agitation
du peuple ne s’apaiserait pas sans un
geste de sa part, c’est pourquoi il
ordonna de lui amener le soldat concerné
et de le pendre, entre les endroits
qui se plaignaient de lui, et les juifs
rentrèrent chez eux.
D’après cette
hypothèse, cela se passait le
17 Tamouz, plusieurs années avant
la destruction du Deuxième Temple.
Le nom de Stephanus a été
changé en Apostemos, il existe
de nombreuses variations de noms de
ce genre.
Une
idole a été placée
dans le « heikhal »
Certains expliquent
que cela aussi a été fait
par Apostemos le méchant le même
jour, le 17 Tamouz. D’autres pensent
qu’il s’agit de l’idole fabriquée
par le roi Menaché qu’il avait
placée dans le « heikhal
», et c’était aussi un
17 Tamouz.
A LA LUMIERE
DE LA PARACHAH
Extrait
de l’enseignement du gaon et tsadik
Rabbi David ‘Hanania Pinto chelita
La Torah protège
et sauve
«
C’est un peuple qui vit solitaire, et
ne se confond pas avec les nations »
Ce verset n’a été
dit qu’à propos de cet exil amer
qui précède l’arrivée
du Machia’h. Il est presque impossible
à un juif de sortir dans la rue,
tous les coins sont pleins d’impureté
et il est impossible de ne pas trébucher
et de ne pas regarder. Comment éviter
de fauter ?
L’homme ne peut être
sauvé de la débauche qu’en
s’attachant à chaque instant
à la sainte Torah, qui protège
et sauve. La Guemara (Ketoubot 17a)
dit à propos de Rabbi Yéhouda
bar Ilaï qu’il prenait une branche
de myrte et dansait devant la fiancée,
en disant : « La fiancée
est belle et bonne. » Rav Chemouël
fils de Rav Yitz’hak dansait en jonglant.
Rav Zira a dit : Tu nous fait honte
! Quand il mourut, une colonne de feu
s’éleva, et nous savons que cette
colonne de feu ne se produit que pour
quelqu’un qui est unique dans sa génération,
ou l’un de deux grands de la génération.
Rav A’ha la prenait sur ses épaules
pour danser. Les Rabbanim lui dirent
: Pouvons-nous en faire autant ? Il
répondit : Si elle est pour vous
comme une planche, vous pouvez, et sinon
pas. Rachi explique : comme un simple
morceau de bois auquel on n’accorde
pas une seule pensée.
Comment ces tsaddikim
faisaient-ils cela sans avoir la moindre
pensée déplacée
? Parce qu’ils étudiaient la
sainte Torah, elle les protégeait
pour qu’ils ne pensent pas à
des choses malhonnêtes. Ils regardaient,
mais ne faisaient pas attention et n’en
venaient pas à de mauvaises pensées.
La Guemara raconte quelque chose du
même ordre (Berakhot 20a) : Rav
Guidel avait l’habitude de s’asseoir
à l’entrée du mikvé
pour donner des conseils aux dames sur
la façon de se tremper. Les Rabbanim
lui dirent : Ne crains-tu pas le mauvais
penchant ? Il leur répondu
: Elles sont pour moi comme des cygnes
blancs. Le Rambam nous enseigne (Issourei
Biah 22, 21) : « Une pensée
de débauche n’assaille qu’un
cœur libre de toute sagesse ».
Cela se trouve en allusion dans le verset
« C’est un peuple qui vit solitaire.
» « Levadad » (solitaire)
a la valeur numérique de quarante.
C’est une allusion à la Torah
qui a été donnée
au bout de quarante jours, ce qui nous
enseigne que du fait que l’homme étudie
la Torah, il parvient à accomplir
« il ne se confond pas avec les
nations ». Même s’il a l’occasion
de rencontrer de vilaines choses, comme
il étudie la Torah, il arrive
à voir sans en venir à
de mauvaises pensées, et à
ne pas se confondre avec les nations.
En effet, il ne pense pas aux mêmes
choses que les nations, parce qu’il
étudie la Torah.
A LA SOURCE
«
Et maintenant, viens je te prie me maudire
ce peuple » (22, 6)
Le livre «
Chnei Lou’hot HaBerit » écrit
:
L’homme doit faire
très attention à ne pas
dire de paroles imprudentes. Car même
s’il parle sans intention, il attire
la chose sur lui. Balak a dit : «
Viens me maudire », sa bouche
a provoqué qu’en fin de compte,
il l’a maudit…
«
Bilam dit à l’ânesse :
parce que tu te joues de moi »
(22, 29)
Rabbeinou Be’hayé
écrit qu’il aurait convenu que
Bilam le mauvais s’étonne de
ce prodige que l’ânesse parle
avec lui et fasse part de ce miracle
à tous ceux qui étaient
avec lui sur la route. Il aurait dû
réfléchir et se dire que
cela provenait de Hachem et en tirer
la leçon.
Mais par cruauté
et nature mauvaise, et par désir
d’aller maudire Israël, il a pris
la chose comme elle venait et a répondu
à l’ânesse comme quelqu’un
qui parle avec son ânesse depuis
toujours : « parce que tu te joues
de moi ».
«
Que mon âme meure de la mort de
ces justes, que ma fin soit semblable
à la leur » (23, 10)
Le ‘Hafets ‘Haïm
explique que Bilam le méchant
ne voulait pas vivre la vie d’un juif
croyant. Son âme aspirait seulement
à mourir comme un juif, la mort
d’un juste. Parce que la vie du juif
est bordée d’épines, il
n’y a sur son chemin que des ronces
et des chardons, et il faut tout supporter.
Ceci on a le droit de faire, et cela
on n’a pas le droit de faire. «
Vous mangerez ceci, vous ne mangerez
pas cela. »
Le juif croyant,
quand sa fin arrive, sait que la mort
n’est qu’un passage d’une vie transitoire
à la vie éternelle, il
croit que l’âme demeure, il croit
à la récompense et au
châtiment, c’est pourquoi la mort
ne lui fait pas tellement peur. C’est
à cela que Bilam aspirait d’arriver.
« Que mon âme meure de la
mort des justes, que ma fin soit semblable
à la leur ».
«
Parole de Bilam fils de Beor, et parole
de l’homme au regard clairvoyant »
(24, 3)
Le livre «
Itourei Torah » rapporte une histoire
qui s’est passée à l’époque
de l’Holocauste. L’un des officiers
supérieurs de l’armée
nazie était borgne. Cet officier
subit une opération de son œil
malade à l’hôpital de Berlin,
et on remplaça son œil par un
œil de verre.
Un jour, l’officier
dit à une femme juive, avant
de l’envoyer à la mort, qu’elle
serait sauvée si elle lui disait
quel était son œil véritable…
Sur le champ, la
femme lui dit, sans aucune hésitation,
quel était son œil véritable.
Quand l’officier
s’étonna et voulut savoir comment
elle en était tellement sûre,
la femme lui répondit qu’elle
le savait parce que dans l’œil de verre,
on ne voyait pas la méchanceté…
«
Il transperça les deux, l’homme
d’Israël et la femme » (25,
8)
Le saint Rabbi ‘Haïm
ben Attar zatsal demande : Comment Pin’has
a-t-il transpercé la femme ?
Il a transpercé l’homme selon
la loi qui veut que « celui qui
a des relations avec une araméenne,
les zélateurs le frappent ».
Mais la femme n’est pas passible de
mort pour cela, et même si Pin’has
craignait que cette femme ait été
mariée, cela ne justifiait pas
de la tuer dans le doute !
Il explique qu’il
est possible que Pin’has ait jugé
la femme selon la loi concernant la
bête, à propos de qui il
est dit (dans un cas de bestialité)
: « et vous tuerez la bête
». Il est dit à propos
des nations du monde : « Leur
chair est la chair d’un âne. »
Légalement, ils ont été
comparés à la bête,
donc dans ce cas la femme devait elle
aussi être mise à mort.
Par allusion
«
Que ma fin soit semblable à la
leur » (Vatehi A’hariti Kamohou
»
Les dernières
lettres de ces mots forment les initiales
de « Avraham, Yitz’hak et Ya'akov
», et ont la même valeur
numérique que « Bilam ».
C’est ce qu’il voulait
dire en disant : « que ma fin
soit semblable à la leur ».
(Ba’al HaTourim)
«
Et maintenant, enfuis-toi »
Le mot bera’h (enfuis-toi)
est formé des mêmes lettres
que ‘herev (glaive). C’est une allusion
au fait qu’il a fini par périr
par le glaive, tué par Pin’has.
Ainsi qu’il est écrit : «
Les bnei Israël tuèrent
le magicien Bilam ben Beor par le glaive.
»
TES YEUX VERRONT
TES MAITRES
RABBEINOU ‘HAÏM
BEN ATTAR
Le saint auteur
de « Or Ha’haïm »
A l’occasion de la
Hilloula de Rabbeinou ‘Haïm ben
Attar, le saint auteur de « Or
Ha’Haïm », beaucoup de choses
merveilleuses ont été
rapportées sur ce tsadik, son
œuvre magnifique et la « segoula
» de l’étudier.
Dans « Netiv
Mitsvoteikha », le gaon Rabbi
Yitz’hak Eizik de Komarna, auteur de
« Heikhal HaBerakha » écrit
ce qui suit : Notre maître le
Ba’al Chem Tov disait de lui que son
âme provenait de celle de David,
chaque nuit il écoutait la Torah
de la bouche de Hachem, et il est impossible
de décrire l’immensité
de sa sainteté. Les âmes
se révélaient à
lui et il avait véritablement
l’esprit saint. Le Ba’al Chem Tov émanait
aussi de l’âme de David, et voulait
qu’ils soient liés entre eux
et amènent la véritable
délivrance.
La
pureté de l’âme
L’étude de
« Or HaHaïm », disait
le tsadik Rabbi Israël de Rojine
zatsal, peut purifier l’âme. Le
fils de Rabbi Israël, Rabbi David
Moché de Tchotkov zatsal, qui
avait entendu parler de l’importance
de cette étude, avait à
partir de ce moment-là fixé
une étude régulière
du Or Ha’Haïm sur la paracha.
Une
guérison totale
Rabbi Pin’has de
Koritz disait que le saint livre «
Or Ha’Haïm » éclairait
de sa lumière toute la ville
où le livre se trouvait. Quand
son fils tomba malade, il lui conseilla
d’étudier dans « Or Ha’Haïm
» comme « segoula »
pour une guérison totale !
Il
se donnerait du mal pour rien
« Le Rav Guershon
de Kitov a dit à Rabbi ‘Haïm
Ben Attar, le saint « Or Ha’Haïm
», que le Ba’al Chem Tov voulait
venir en Terre sainte pour le rencontrer.
Le « Or Ha’Haïm » lui
a répondu de demander au Ba’al
Chem Tov, au moment où il irait
dans les mondes supérieurs, s’il
le voyait entièrement ou non.
Il répondit qu’il ne voyait pas
ses talons. Le « Or Ha’Haïm
» dit qu’en ce cas, il se donnerait
du mal pour rien, et qu’il ne pouvait
en aucun cas venir et le rencontrer
» (Likoutei Sipourim, p. 17).
Le
danger est passé
Tous les ans, les
foules ont l’habitude de venir se prosterner
sur sa tombe au Mont des Oliviers, le
jour de sa hilloula, le 15 Tamouz. On
raconte des histoires extraordinaires
sur certains événements
qui se sont produits pour des juifs
autour de sa tombe. L’une de ces histoires
décrit l’année de la Deuxième
guerre mondiale, quand les Allemands
étaient aux portes du pays sur
deux fronts. A ce moment-là,
on proclama au tribunal de Jérusalem
d’aller sur la tombe du « Or Ha’Haïm
» le jour de la hilloula. Des
foules se tenaient en prières
et supplications sur la tombe, avec
à leur tête le saint Rav
de Hossiatin et le saint Rav de Zewil.
Après avoir dit les psaumes,
on vit de la joie sur le visage des
tsaddikim. Quand on leur demanda pourquoi,
le Rav de Hossiatin répondit
: « Le danger est passé,
le glaive ne passera pas par notre pays.
» Ceux qui étaient présents
s’étonnèrent et lui demandèrent
« D’où le savez-vous ?
» Le Rav leur répondit
qu’il avait vu la forme du Tétragramme
qui brillait au-dessus de la tombe de
Rabbi ‘Haïm Ben Attar, et il avait
compris de là que le danger était
passé. Le Rav de Zewil répondit
la même chose à ses proches.
Effectivement, deux
jours plus tard, de lourdes pertes furent
infligées aux Allemands sur les
deux fronts, en Syrie et en Egypte.
Un nouveau front s’ouvrit du côté
des Russes, les assassins s’empressèrent
de s’enfuir de la région, et
les juifs du pays eurent la paix et
la sécurité.
Le
tracteur qui se renversait
Une autre histoire
s’est passée au moment de la
guerre, et s’est répandue à
ce moment-là parmi les habitants
de la ville de Jérusalem. Cette
année-là, la guerre éclata
dans toutes les frontières d’Erets
Israël, et la vieille ville de
Jérusalem fut conquise par les
légions jordaniennes qui régnaient
à ce moment-là sur toute
la région. L’ampleur des destructions
opérées par les Jordaniens
dans le quartier juif de la vieille
ville ne fut découverte qu’après
la guerre des six jours. Les Jordaniens
avaient détruit des batei midrachot
et avaient cassé tout ce qui
leur était tombé sous
la main. Toutes les synagogues du quartier
juif avaient été détruites
(la plus célèbre étant
la « ‘Hourvat Rabbi Yéhouda
He’Hassid » et la yéchivat
« Porat Yossef »), et ils
avaient aussi brûlé des
rouleaux de la Torah de leurs propres
mains impures. Les soldats jordaniens
ne s’étaient pas contentés
de cela, et ils s’étaient également
attaqués aux défunts :
ils étaient allés au cimetière
du mont des Oliviers, où ils
avaient détruits des pierres
tombales. A l’endroit de ces pierres
tombales détruites, on se mit
à tracer un chemin. Pour cela,
on amena un tracteur qui se mit à
labourer pour aplanir la terre. Une
tombe après l’autre s’écroulait
sous la force du tracteur, jusqu’à
ce qu’on arrive à la tombe du
saint « Or Ha’Haïm ».
Quand le tracteur arriva à la
tombe pour détruire la pierre
afin de tracer la route, il n’y réussit
pas. Le tracteur toucha à peine
la tombe, se renversa immédiatement,
et le conducteur tomba et mourut sur
place. Les Jordaniens attribuèrent
cet incident à un défaut
dans le tracteur. Ils pensèrent
qu’apparemment, le moteur s’était
abîmé, et qu’il fallait
immédiatement faire venir un
spécialiste pour le réparer.
Le mécanicien arriva, répara
ce qu’il pensait, et immédiatement
ensuite un nouveau conducteur arriva
pour terminer la tâche de son
prédécesseur : la destruction
des saintes tombes. Mais l’extrémité
du tracteur eut à peine touché
la pierre tombale du Rav qu’il se renversa
immédiatement, et le conducteur
fut tué. A présent, les
Jordaniens sentaient déjà
qu’il y avait une certaine difficulté,
mais ils l’attribuaient encore au tracteur,
et ne renoncèrent pas. Le cœur
hautain et sûrs d’eux-mêmes,
ils voulurent détruire cette
pierre tombale à tout prix. Pour
cela, ils prirent un gros marteau afin
de détruire la pierre à
jamais, et quand le soldat le brandit,
le lourd marteau s’échappa de
sa main et lui écrasa la tête.
Cette fois, les Jordaniens aussi eurent
peur et se rendirent compte que cela
cachait quelque chose. Ils s’éloignèrent
immédiatement de l’endroit et
personne n’osa plus toucher à
la tombe du saint Rav, qui est restée
debout jusqu’à aujourd’hui.
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